est une véritable "Providence" pour tout étudiant sincère
LA
PREMIÈRE NOBLE VÉRITÉ :
« la souffrance »
La «
Vérité de la souffrance » part de la confusion et de la folie de
l’ego.
En
sanscrit « duhkha » signifie « souffrance »,« insatisfaction »
et « douleur ».
La souffrance est toujours là; souffrance de perdre un ami, de gagner de
l’argent; de trouver un conjoint;
souffrance que quelqu’un vous regarde, qu’on lise par-dessus votre épaule,
souffrance de l’échec, souffrance dans les relations avec les autres.
Quel que soit votre bonheur, vous demeurez irrité et rempli de précautions.
Parfois le fardeau disparaît ; vous vous sentez plus libre. Cela ne va pas
durer, revoilà
un nouveau fardeau !
La résistance à la souffrance
Est
la souffrance de
la souffrance
On n’en sort pas, vous faites tout pour vous débarrasser de la souffrance,
pourtant elle revient, toujours omniprésente
La permanence du combat et du souci est très irritante et douloureuse.
A la longue, le seul fait d’être « vous » devient cause d’irritation.
Votre vie est impulsée ici et là par tellement d’énergies! Que vous
mangiez, dormiez, travailliez, jouissiez, quoi que vous fassiez la vie contient «
duhkha », l’insatisfaction et la douleur.
Si vous souffrez vous tentez de vous soustraire à la douleur; sans arrêt vous
faites l’expérience (vous vivez l’expérience hélas!) de
l’insatisfaction.
Dans le monde de l’ego, toutes les activités contiennent de
l’insatisfaction ou de la douleur, continuellement.
Vous
vous arrangez pour modeler votre vie de façon à ne jamais avoir le temps
d’en savourer le goût; vous êtes toujours occupé, toujours en train de
courir après l’instant qui vient, toujours en train de vouloir saisir.
C’est « duhkha », la « Première Noble Vérité ».
Comprendre et affronter la souffrance est le premier pas.
LA SECONDE NOBLE
VÉRITÉ : « l’ego, origine de la souffrance »
Quand vous avez pris une conscience aiguë de votre insatisfaction vous
commencez à en chercher la raison, la source.
En méditant, vous découvrez que vos pensées et vos actions sont un combat
perpétuel pour vous protéger et vous mettre en valeur.
Vous réalisez que ce combat est la racine de la souffrance et vous cherchez à
comprendre le processus de la lutte :
C’est à dire comment se développe et opère l’ego.
C’est la « Seconde Noble Vérité », la vérité de l’origine de la
souffrance.
Lisez
bien ce qui suit
:
Beaucoup
d’entre vous commettent l’erreur de penser que puisque l’ego est la
racine de la souffrance, le but de la spiritualité doit être de conquérir et
détruire
l’ego.
Vous vous battez pour éliminer la lourdeur de l’ego mais ce combat vous le
savez maintenant est simplement une autre facette de l’ego!
Vous n’arrêtez pas de tournicoter, vous essayez de vous améliorer à force
de lutte, de vous remettre en question, jusqu’à ce que vous réalisiez que l’ambition
de vous améliorer est elle-même le problème!
Des éclairs de lucidité peuvent vous parvenir uniquement quand vous cessez de
vous mettre du côté des « bonnes pensées », des « pieuses pensées
» contre les pensées « mauvaises », « impures ».
La lucidité arrive lorsque vous vous laissez simplement
examiner la nature
de vos pensées.
A ce stade de lecture vous commencez à réaliser qu’il y a en vous une
Qualité de santé, d’éveil.
En fait, cette qualité se manifeste seulement en l’absence de combat.
LA
TROISIÈME NOBLE VÉRITÉ : « le but : cesser la lutte »
Ainsi vous découvrez la « Troisième Noble Vérité »; la vérité du
but qui est non-lutte.
La lutte est l’ego !
Une
fois que vous abandonnez, il n’y a plus personne pour surmonter la
lutte; tout cela s’évanouit. Ainsi vous voyez :
Il ne s’agit pas de vaincre la lutte.
Bouddha
ajoute qu’il n’y a pas à lutter pour être libre,
L’absence de lutte est elle-même liberté !
Abandonnez
l’effort de vous sécuriser, de vous solidifier et l’État d’Éveil est
présent.
La
pratique de la méditation - dans son intégralité - est essentiellement
fondée sur la qualité du moment présent - ici et maintenant - avec l’état
d’esprit du moment.
Bouddha découvrit aussi qu’il ne sert à rien à lutter pour trouver des réponses.
Il préconisait une pratique de la méditation qui implique « un laisser-être
»,
l’esprit ni trop tendu ni trop lâche
Vous
n’avez pas à vous propulser dans la méditation mais à vous laisser être.
Ainsi vous avez automatiquement une sensation d’espace et d’aération -
nature de Bouddha - ou Intelligence primordiale, qui se fraie un chemin à
travers la confusion.
LA
QUATRIÈME NOBLE VÉRITÉ : « la simplicité et la réalité de la vie »
Vous commencez alors à emprunter la « Vérité du sentier », la « Quatrième
et Noble Vérité », la simplicité, comme la conscience de marcher ou de
manger…
Le Sentier Spirituel n’est pas un tapis de roses, ni
quelque
chose de somptueux et d’agréable, mais le simple fait de regarder en face les réalités de la vie.
Alors vous ne luttez plus, vous vivez !
Vous ne vous lassez plus de travailler avec la vie; c’est le travail intense
dans la joie.
Une immense énergie se libère quand vous avez abandonné toute idée d’être
le Bouddha, l’Illuminé de votre choix, de votre croyance, de votre religion.
Vous retrouvez alors le temps de vivre réellement la vie.
Vous avez dépassé l’agitation névrotique.
Bouddha n’était pas un religieux forcené; il abordait les gens ouvertement
et fort sagement;
sa Sagesse provenait d’un sens commun transcendantal; son enseignement était
sain et
ouvert.
Si vous renoncez à l’Illumination alors un jour de vous jailliront
la Compassion et la Sagesse renforçant votre énergie et votre conviction.
SOUVENEZ-VOUS!
L’INTELLIGENCE
PRIMORDIALE BRILLE TOUJOURS
À TRAVERS VOTRE CONFUSION.